Le texte et la représentation (performance)
Le paradigme de la textualité et sa critique

Durant les années 1960-1970, les années de la Nouvelle Critique, au cours desquelles s'imposent le paradigme de la Culture comme Texte (Clifford Geertz) et la dichotomie entre Texte et Performance, la représentation théâtrale (dramatic performance), subordonnée à la primauté du texte, est conçue comme une «représentation» (au sens étymologique du mot) et une réitération du texte de la pièce. C'est à partir du moment où ce paradigme de la textualité et cette dichotomie sont remis en question que s'ouvre une nouvelle époque des Performance Studies centrées désormais sur les performances sans texte.

Position ambiguë de Roland Barthes

barthes_oeuvre_texte.pdf — Roland Barthes, De l'œuvre au texte [1971], repris dans ses Œuvres complètes, Paris, Seuil, Seconde édition 2002, Volume III, pp. 908-916. Dans ce texte magnifique mais daté, le Texte (ouvert) était à l'Œuvre (fermée) ce que pour nous aujourd'hui la Performance est au Texte.

Retour à Antonin Artaud

On redécouvre alors l'importance d'Antonin Artaud, premier théoricien de la théâtralité dans Le Théâtre et son double (1935). Voir sur Commediante.

Les critiques de la textualité fleurissent au début des années quatre-vingt, et comme le dit Worthen: “The principal object of this critique is Clifford Geertz’s work, notably the sense “that cultural forms can be treated as texts, as imaginative works built out of social materials” (see Geertz 1973:449)” (Worthen 2008: 10).