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Ces deux livres font partie de la liste établie pour 2017–2018 des douze livres que les étudiants de M2 doivent lire pour prendre une vue globale de l'anthropologie dans son actualité.

La parenté et les échanges de biens — 1 et 2

Objet du débat —
Poids relatif des personnes et des choses dans les liens de parenté

1/ 29 janvier 2018
Parenté des personnes, dévolution des choses

Le débat sera présenté à partir d'une lecture critique de:

David M. Schneider,
A Critique of the Study of Kinship,
Ann Arbor, University of Michigan Press, 1984

Dans la Bibliothèque Tessitures:
Anthropologues 1930s–1980s > Schneider (David)

2/ 5 février 2018
Donner et rendre entre hommes et femmes

Le second séminaire sera consacré à une lecture critique de:

Annette B. Weiner, Inalienable Possessions.
The Paradox of Keeping-While-Giving
,
Berkeley, University of California Press, 1992

Dans la Bibliothèque Tessitures:
Anthropologues 1930s–1980s > Weiner (Annette)


Dans l'ouvrage de 1984 qui a changé le cours des études de parenté, David Schneider opérait un déplacement décisif, de l'idée d'affiliation (être membre d'un groupe de parents) à l'idée de possession (posséder en commun des biens ou des droits sur une maison ou des terres par exemple). En décrivant à nouveaux frais les liens de parenté observés sur l'île de Yap en Micronésie, il opérait un déplacement décisif, en substituant aux relations entre les personnes affiliées à un même groupe (de parenté) les relations des personnes avec les choses dont elles partageaient l'usage ou la possession (un lopin de terre, un jardin, une habitation par exemple). Dans les trente ans qui ont suivi la publication de cet ouvrage, les anthropologues de la parenté, entérinant ce déplacement, ont raffiné à l'extrême l'étude de la parenté construite sur toutes sortes de possessions partagées ou faisant l'objet de dons et contre-dons.